L'opinion des spécialistes «
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L'ENFANT DE LA SÉPARATION

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Face à un monde qui lui est étranger, ignorant tout mais s'enrichissant à chaque instant de découvertes et d'expériences nouvelles, le petit enfant particulièrement avant l'âge de 6 ans est confronté sans cesse à des situations de stress physiques, physiologiques, affectives et psychologiques. A son besoin permanent de refuge, de sécurité, puis peu à peu de soutien et d'explications sur le monde, ce sont les parents qui répondent, chacun dans son rôle propre et complémentaire de l'autre parent.
On conçoit dès lors que la séparation des parents soit toujours un drame pour l'enfant. La coopération parentale permanente d'un foyer uni devient alors une suite de rencontres limitées dans le temps, interrompues de façon variable dans leur continuité et leur stabilité , et trop souvent marquées par des conflits qui n'échappent pas à l'enfant. Il n'est pas étonnant que celui-ci exprime alors sa souffrance, ses besoins insatisfaits, sa difficulté à vivre dans un cadre instable, toujours temporaire et par là non sécurisant.
Des parents manifestent de plus en plus fréquemment leur inquiétude devant les troubles que présente leur enfant. Très souvent, ils les rattachent d'eux-mêmes à une organisation des relations parentales qui ne répond pas à ses besoins de stabilité et d'équilibre de vie. L'enfant lui-même exprime à sa façon, et souvent clairement, son mal-vivre. Les travaux des spécialistes les plus compétents démontrent que deux situations ont une large responsabilité dans ces difficultés de vie du petit enfant : la séparation de la figure d'attachement la plus sécurisante, et l'institution d'une résidence alternée trop précoce . Ces deux situations qui ne tiennent aucun compte des besoins de l'enfant doivent être connues.
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En Librairie «
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LE LIVRE NOIR DE LA GARDE ALTERNÉE
Édition Dunod par
Jacqueline Phélip
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La loi du 4 mars 2002 sur lautorité parentale a octroyé aux juges aux affaires familiales le pouvoir dimposer une résidence ou garde alternée, au nom de « lintérêt supérieur de lenfant ».
Cet « intérêt supérieur » de lenfant constitue une formule théorique qui désigne en réalité lintérêt des parents.
Ces enfants de 0 à 6, 7 ans mais souvent plus âgés, sont traités comme des biens indivis qui relèveraient dun droit de propriété. |
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