L'opinion des spécialistes «
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POUR OU CONTRE LA GARDE ALTERNÉE

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Ce nest pas ainsi que la question devrait être posée. Mais connaître, surtout lorsque les parents sont en conflit, quel est le meilleur rythme dalternance pour lenfant.
NOTRE EXPERIENCE DE TERRAIN
Elle émane des nombreux dossiers qui nous sont soumis par des parents séparés, inquiets devant les symptômes de leur enfant et recherchant un avis ou un conseil. Lanalyse des dossiers montre les faits suivants :
la résidence alternée imposée (selon des rythmes divers) sans tenir compte :
- de lâge de lenfant
- du conflit parental (à son point dexacerbation au moment de la séparation)
- de la non-communication entre les parents
- de celui qui était le principal pourvoyeur de soins avant la séparation
- mais aussi, des violences intra-familiales
Est une situation à hauts risques psychiques pour lenfant
Elle nest pas, comme certains se plaisent à le dire par ignorance ou inconscience, « la moins mauvaise des solutions ». Elle est le système qui fait le plus de ravages chez nombre denfants de parents séparés, dautant plus quils sont plus jeunes. Les faits sont là.
- Et par ailleurs, dans la majorité de nos cas, lalternance du jeune enfant ne se fait pas entre la mère et le père, mais entre la mère et la grand-mère paternelle, ou entre la mère et la nouvelle compagne du père, ou encore entre la mère et la jeune fille au pair.
La multiplication des dossiers denfants en souffrance que nous recueillons nous permet de proposer une représentation des principales situations rencontrées lors des séparations parentales, et une estimation des niveaux de risque pour lenfant en fonction de ces situations :
| SITUATION |
ENFANT DE 0 A 6 ANS |
ENFANT DE PLUS DE 6 ANS |
| Séparés + entente parentale |
Risque variable |
Risque modéré |
Séparés + conflit
+ alternance de la résidence |
Risque majeur |
Risque sérieux |
Schéma des niveaux de risque de troubles encourus par lenfant dans les différentes situations dalternance de sa résidence.
CONCLUSION
Au regard de toutes ces données notre question est la suivante.
Combien de ces jeunes enfants soumis à des rythmes dalternance qui les séparent de leur « base de sécurité » maternelle (dans la majorité des cas)
- pendant plusieurs jours et nuits consécutifs
- de façon répétée pendant des mois et des mois
- sur fond de conflit et de non-communication parentale
- et qui présentent des symptômes importants
. combien vont sen sortir INDEMNES ?
et combien ne le seront pas ?
La résidence alternée doit être un mode de garde et dhébergement parmi dautres, mais elle peut être dangereuse pour lenfant lorsquelle ne lui est pas adaptée : elle ne peut lui être bénéfique que si les parents la pratiquent à lamiable et en coopération éducative. Ils auront alors assez dintelligence de cur et desprit pour en modifier le rythme et les modalités si lenfant ne la supporte pas.
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En Librairie «
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LE LIVRE NOIR DE LA GARDE ALTERNÉE
Édition Dunod par
Jacqueline Phélip
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La loi du 4 mars 2002 sur lautorité parentale a octroyé aux juges aux affaires familiales le pouvoir dimposer une résidence ou garde alternée, au nom de « lintérêt supérieur de lenfant ».
Cet « intérêt supérieur » de lenfant constitue une formule théorique qui désigne en réalité lintérêt des parents.
Ces enfants de 0 à 6, 7 ans mais souvent plus âgés, sont traités comme des biens indivis qui relèveraient dun droit de propriété. |
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