TRAVAUX DE RÉFÉRENCES

Une recherche a été commanditée aux USA par le Programme de Recherche de Santé chez l’Enfant et réalisée en 1999 par deux spécialistes de l’attachement réputées : SOLOMON et GEORGE.
Selon un protocole bien défini, elles ont observé 145 enfants âgés de 12 à 20 mois, puis les ont revus entre 24 et 30 mois. Trois groupes d’enfants ont été distingués :

- enfants de parents non séparés,

- enfants de parents séparés ne passant pas de nuit en dehors de chez leur mère

- enfants de parents séparés passant une ou plusieurs nuits par semaine chez leur père (80% des enfants passaient 1 ou 2 nuits en 1 ou 2 semaines loin de leur mère).

Elles ont observé que les 2/3 des enfants passant une ou plusieurs nuits hors du foyer maternel, pour dormir chez leur père, développent avec leur mère un attachement beaucoup plus insécurisé que les enfants des deux autres groupes, attachement qualifié de « désorganisé ». Dans cette étude, le conflit parental paraît aussi aggraver l’insécurité des enfants.

Or l’on sait qu’un tel attachement « désorganisé » s’observait seulement en cas de maltraitance ou de négligence grave de l’enfant et hypothèque sérieusement son adaptation socio-comportementale ultérieure.

LIOTTI (1999) considère l’attachement désorganisé comme un antécédent des troubles dissociatifs. Ces derniers réunissent des anomalies fonctionnelles (sans lésion anatomique) associant des troubles de la personnalité, des réactions d’angoisse incontrôlée, des troubles de la mémoire et de la logique de pensée, des difficultés dans les relations avec les autres personnes … En un mot il s’agit de troubles graves de la personnalité.

Cette étude démontre par ailleurs que les nuits passées chez le père, n’apportent aucun avantage à la qualité de la relation père-enfant.

Cette étude confirme celle qui fût faite dans les Kibboutz par Sagi et coll.(1994) qui constatent que les enfants qui dorment loin de leurs parents sont bien plus nombreux que les autres à avoir un attachement insécure à leur mère.
Les auteurs concluent que le pourcentage élevé d’attachement insécure chez les enfants séparés la nuit de leurs parents est en grande partie liée à l’inaccessibilité de la mère (l’Attachement- N.et A. Guédeney p.49)
L’expérience des spécialistes le confirme : les nuits sont ressenties comme des moments stressants pour l’enfant (elles le sont d’ailleurs aussi pour les adultes). On peut remarquer que la mesure du temps chez les jeunes enfants ne se compte pas en jours mais en nombre de « dodos ».




RAPPORT POUR LA COMMISSION GENRE, JUSTICE ET RELATIONS FAMILIALES DE L'ÉTAT DE WASHINTON (extraits)






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LE LIVRE NOIR DE LA GARDE ALTERNÉE
Édition Dunod par
Jacqueline Phélip
La loi du 4 mars 2002 sur l’autorité parentale a octroyé aux juges aux affaires familiales le pouvoir d’imposer une résidence ou garde alternée, au nom de « l’intérêt supérieur de l’enfant ».
Cet « intérêt supérieur » de l’enfant constitue une formule théorique qui désigne en réalité l’intérêt des parents.
Ces enfants de 0 à 6, 7 ans mais souvent plus âgés, sont traités comme des biens indivis qui relèveraient d’un droit de propriété.




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